Accueil» RĂȘves » Perdre une dent Perdre une dent de devant et votre famille: RĂȘver de perdre une dent de devant montre que vous ĂȘtes susceptible de rencontrer une discorde familiale. Votre famille est loin d'ĂȘtre parfaite. Des conflits durables assombriront l'image. RĂȘver de perdre une dent: Il vous est dĂ©jĂ  sĂ»rement arrivĂ© de faire une rĂȘve de perdre une dent. Cela peut paraĂźtre L'enfant sĂ©parĂ© de sa famille d'origine et confiĂ© Ă  une famille d'accueil doit poursuivre sa construction entre deux modes de vie, avec des identifications en mosaĂŻque. Quel est le rĂŽle de l'institution dans l'accueil familial dans cette nouvelle expĂ©rience pour l'enfant? Quelle accompagnement thĂ©rapeutique lui propose-t-on, afin que les conflits de loyautĂ© ne LoyautĂ©sdans la famille : que faire de ces liens ? De la loyautĂ© familiale au conflit de loyautĂ© Mercredi 15 mars 2017 Espace Reuilly - (21 rue HĂ©nard, 75012 PARIS—MĂ©tro MONTGALLET et DUGOMMIER-Bus 29) Le concept de loyautĂ© recouvre aussi bien la loyautĂ© familiale, conjugale, filiale par la transmission des valeurs, des cultures et permet l’accĂšs Ă  une identitĂ© pour que Vay Tiền Nhanh. 403 ERROR Request blocked. We can't connect to the server for this app or website at this time. There might be too much traffic or a configuration error. Try again later, or contact the app or website owner. If you provide content to customers through CloudFront, you can find steps to troubleshoot and help prevent this error by reviewing the CloudFront documentation. Generated by cloudfront CloudFront Request ID y6lcmegAWFokSIiE5jllobK0WOothz98_FB0WbVsCr8GLDJjEzCQFQ== 9h30 Jean-Paul MUGNIER L’enfant un trait d’union intergĂ©nĂ©rationnel ? En France, les derniĂšres lois concernant la protection de l’enfance insistent sur la nĂ©cessitĂ© de tout mettre en Ɠuvre pour favoriser la collaboration des parents et la mise Ă  jour des ressources prĂ©sentes au sein de la famille, Ă©volution prĂ©sente en Belgique depuis longtemps. Dans cette perspective, les grands-parents semblent des interlocuteurs privilĂ©giĂ©s lorsque les parents sont dĂ©faillants ou susceptibles de compromettre gravement l’évolution de leurs enfants. Le danger serait dĂšs lors de tomber dans une pensĂ©e dogmatique faisant d’eux ou des partenaires toujours dignes de confiance ou, au contraire, les premiers et uniques responsables des dĂ©faillances de leurs enfants. Comment Ă©viter le piĂšge du ou bien, ou bien » pour, dans chaque situation, prendre en compte avant tout les besoins de l’enfant avant ceux des adultes, parents et grands-parents, mais aussi ceux d’une sociĂ©tĂ© confrontĂ©e Ă  une crise telle qu’elle pourrait en venir Ă  sacrifier les besoins de ses citoyens les plus vulnĂ©rables ? Comment Ă©viter Ă  l’enfant d’ĂȘtre celui qui devrait combler les besoins affectifs non satisfaits de ses parents auprĂšs de leurs propres parents ou, au contraire devenir l’instrument de la vengeance d’une gĂ©nĂ©ration contre l’autre, au sein d’une lutte dans laquelle il ne serait rien d’autre qu’un bien que chacun cherche Ă  s’approprier? Jean-Paul MUGNIER est Ă©ducateur spĂ©cialisĂ©, thĂ©rapeute familial, directeur de l’Institut d’études SystĂ©miques IDES, auteur de diffĂ©rents ouvrages dont Les stratĂ©gies de l’indiffĂ©rence » Paris, Éditions Fabert, 2002, La promesse des enfants meurtris » Paris, Éditions Fabert, 2005, Le silence des enfants » Paris, Éditions L’Harmattan, 1999. 10h45 Pause - cafĂ© 11h15 FrĂ©dĂ©rique VAN LEUVEN La loyautĂ© Ă  l’épreuve de la maladie de la confusion Ă  la complexitĂ© La thĂ©matique de la loyautĂ© est particuliĂšrement aiguĂ« dans les familles oĂč l’un des parents souffre d’une maladie mentale. Le parent malade est parfois dĂ©chirĂ© entre la nĂ©cessitĂ© de prendre soin de lui le risque que reprĂ©sente un abandon de poste ». Il est souvent trĂšs conscient des rĂ©percussions de sa maladie sur sa maniĂšre d’exercer son rĂŽle parental. L’enfant est particuliĂšrement sensible Ă  la thĂ©matique de l’injustice et parfois mal pris entre ce parent dont il comprend la fragilitĂ© et la loyautĂ© Ă  ceux qui prennent le relais. Enfin, les intervenants des diffĂ©rents secteurs sont mis au dĂ©fi de penser la complexitĂ© de ces situations et de travailler les conflits qui ne manquent de surgir. A partir de tĂ©moignages d’enfants, de parents et d’intervenants, nous tenterons d’éclairer les diffĂ©rents enjeux que cette question rĂ©vĂšle entre santĂ© et maladie, attachement et conflit de loyautĂ©, d’une logique exclusive le ou » Ă  une logique inclusive le et ». FrĂ©dĂ©rique VAN LEUVEN est psychiatre et travaille au Centre Psychiatrique Saint Bernard, Ă  Manage. Elle est par ailleurs formatrice en thĂ©rapie familiale systĂ©mique et propose des modules de formation et des sĂ©minaires sur les pathologies du lien Ă  l’UniversitĂ© de Louvain. 12h15 Pause - midi libre 13h45 Amaury DE TERWANGNE Quoique tu dises, ce n’est pas toi qui parles » la loyautĂ© de l’enfant dans le processus judiciaire Bien souvent la loyautĂ© » de l’enfant est mise en avant pour justifier ou invalider sa parole lorsque sa situation est portĂ©e devant une instance judiciaire ou devant les services de l’aide Ă  la jeunesse. Merveilleuse illusion des adultes qui ne s’imaginent pas un instant ĂȘtre pris dans leurs loyautĂ©s ». Le petit d’homme devrait donc ĂȘtre protĂ©gĂ© la plupart du temps en ne lui reconnaissant pas le droit de parler, les initiĂ©s savent pour lui. Mais protĂ©gĂ© de quoi ? Des conflits qu’il vit au quotidien, des influences qui se prĂ©sentent Ă  lui, de son Ăąge, du mauvais usage que ses parents pourraient faire de sa parole ? Permettre Ă  l’infans le sans voix d’apprendre Ă  s’exprimer puis respecter cette parole ne relĂšve-t-il pas de notre responsabilitĂ© d’adulte ? Cette responsabilitĂ© n’est-elle pas le socle de la responsabilitĂ© en devenir de l’enfant ? En tant qu’avocat de l’enfant, Amaury de Terwangne s’efforcera d’aborder toutes ces questions, laissant sans doute plus de points d’interrogation que de rĂ©ponses. Amaury de Terwangne est avocat au barreau de Bruxelles depuis 20 ans. SpĂ©cialisĂ© en droit de la jeunesse, il pratique son mĂ©tier d’avocat auprĂšs des mineurs en danger ou ayant commis un fait qualifiĂ© infraction depuis de nombreuses annĂ©es devant diffĂ©rents tribunaux de la jeunesse francophones. Il accompagne aussi de nombreux parents qui souhaitent trouver une solution nĂ©gociĂ©e ou judiciaire privilĂ©giant l’intĂ©rĂȘt de leur enfant. Il est mĂ©diateur familial agréé, professeur CAPA de Bruxelles et formateur d’équipes psychosociales. Il est aussi l’auteur de diffĂ©rents livres juridiques abordant cette matiĂšre et de nombreux articles. 14h45 Olivier RALET Accompagner les conflits de loyautĂ© culturels des ados migrants ou issus de la migration en circulant ensemble entre le noyau de lĂ -bas et l’écorce d’ici L’ñme ou psychĂ© des humains d’aujourd’hui partage avec les villes europĂ©ennes d’avoir un centre ancien et une pĂ©riphĂ©rie rĂ©cente. Le noyau psychique » est constituĂ© dans la petite enfance par la transmission des fondamentaux ». L’ Ă©corce », elle, se forme plus tard, Ă  l’ñge d’aller Ă  l’école ; elle suit une autre logique, se voulant moderne, et respire l’air du temps. Le noyau se transforme lentement, Ă  la vitesse oĂč les langues Ă©voluent, alors que l’écorce change vite, Ă  l’allure des technologies. Le noyau est transmis sur de nombreuses gĂ©nĂ©rations, au pays ou en exil. Les enfants et ados d’origine immigrĂ©e », qu’ils soient de premiĂšre, seconde, troisiĂšme ou ixiĂšme gĂ©nĂ©ration ont donc un noyau venu du pays, mais leur Ă©corce se forme sur le mode d’ici. Ils sont donc nĂ©cessairement en tension de loyautĂ© » entre la culture traditionnelle d’origine de leur noyau et la culture occidentale moderne de leur Ă©corce, entre leurs parents et leurs professeurs... Cette tension peut se crisper en conflits, replis ou ruptures, mais elle peut aussi provoquer une crise, occasion de changement oĂč les mondes seront rĂ©-agencĂ©s de façon rĂ©ussie. Accompagner un rĂ©agencement des mondes en sorte qu’il soit le plus rĂ©ussi possible, voilĂ  donc la belle tĂąche qu’un intervenant peut accomplir auprĂšs de jeunes qui balancent entre la mise en mouvement et la paralysie des appartenances multiples. Olivier Ralet est philosophe ULB, certifiĂ© en sciences religieuses Islam » UCL et membre du Cismoc, ethno-thĂ©rapeute, formateur d’adultes Ă  l’interculturalitĂ©, auteur de nombreux articles notamment sur les rituels d’apaisement des troubles attribuĂ©s Ă  la possession au Maroc. Il est membre fondateur et prĂ©sident de l’ASBL Agenc’MondeS. 15h45 Pause 16h00 ValĂ©rie ROSOUX AprĂšs guerre choisir ou fuir son camp ? Dans les zones post conflit, l’identitĂ© ne se choisit guĂšre. FigĂ©e et endeuillĂ©e, elle s’impose. Rassemblant et structurant les uns, elle dĂ©nonce et bannit les autres. Le jeu devient binaire. Souvenirs et projets, visages et paysages, tout se dĂ©partage. En blanc et noir. In et out. Dans ce scĂ©nario, point de place pour l’hĂ©sitant. SommĂ© de choisir son camp, il est rĂ©quisitionnĂ©. Vieillard, bĂ©bĂ©, femme ou ancien combattant. Tous tentent de dire l’absent disparu, l’ennemi abattu, le corps dissolu. Il convient pourtant de s’interroger. PassĂ©s les premiers dĂ©cors, le gris surgit. Les appartenances s’effritent. Une question crĂ©pite comment enterrer les morts pour faire une place aux vivants ? L’exposĂ© se propose de dĂ©crire la scĂšne post conflit sous les traits d’une piĂšce de théùtre habitĂ©e par divers types d’acteurs, depuis les responsables officiels, locaux ou Ă©trangers, jusqu’aux praticiens et chercheurs souvent qualifiĂ©s de peace builders, en passant par les bourreaux, les victimes et ceux d’entre eux qui furent les deux Ă  la fois. Le but est d’observer leurs choix, leurs mots, leurs malentendus, leurs violences aussi. L’hypothĂšse centrale de l’exposĂ© est que la plupart des histoires d’aprĂšs-guerre demeurent inachevĂ©es. Et qu’une façon de les terminer passe peut-ĂȘtre par un dĂ©tour qui ne redoute point les zones non clairement identifiĂ©es. A l’écoute de l’enfant des Boches - aimĂ©s ou haĂŻs -, de l’enfant du viol en Bosnie ou Ă  Kigali, de celui qui n’est ni hutu, ni tutsi, du juste qui trahit son camp pour protĂ©ger l’ennemi. Ces voix dĂ©senclavĂ©es, rarement repĂ©rĂ©es, esquissent un chemin de traverse chercher, dans les dĂ©bris du passĂ©, ce qui fut non pas perdu mais promis. ValĂ©rie ROSOUX est chercheuse qualifiĂ©e du Fonds national de la recherche scientifique FNRS. LicenciĂ©e en philosophie et docteur en sciences politiques, elle enseigne la nĂ©gociation internationale Ă  l’UCL. Elle est membre du Centre d’études des crises et des conflits internationaux CECRI. Les questions qu’elle Ă©tudie Ă  l’échelle internationale ont des Ă©chos Ă©tonnamment familiers pour tous les professionnels de la relation d’aide qui accompagnent des personnes blessĂ©es par la violence des rapports humains. 17h00 Fin 1Nous allons porter une attention particuliĂšre sur un aspect bien spĂ©cifique en protection de l’enfance dont l’impact est souvent sous-estimĂ©, la parole de l’enfant en accueil familial. Nous voulons comprendre ce que ressentent les enfants concernĂ©s par une mesure de protection de l’enfance et pour lesquels la Convention internationale des droits de l’enfant prĂ©voit dans l’article 12 que l’enfant capable de discernement » puisse exprimer librement son opinion sur toute question l’intĂ©ressant, ses opinions Ă©tant dĂ»ment prises en considĂ©ration eu Ă©gard Ă  son Ăąge et Ă  son degrĂ© de maturitĂ© ». 2Les lignes directrices relatives Ă  la protection de remplacement pour les enfants RĂ©solution adoptĂ©e par l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies vont cette direction, l’article 98 stipule Les enfants bĂ©nĂ©ficiant d’une protection de remplacement devraient avoir accĂšs Ă  une personne de confiance Ă  qui ils peuvent parler en toute confidentialitĂ©. » 3Malheureusement, les pratiques courantes ne reflĂštent pas toujours ces recommandations. DĂšs que les enfants sont retirĂ©s de leur famille, des milieux carenciels et placĂ©s dans une famille les interventions se focalisent sur les points suivants les parents qui souffrent de la sĂ©paration, soit qu’ils demandent de l’aide afin d’augmenter leurs compĂ©tences parentales, soit qu’ils se rĂ©voltent contre les mesures de placement qu’ils trouvent injustes, soit qu’ils abandonnent, se rĂ©signent, les familles d’accueil, qui sont demandeurs de soutien, de conseil, de mĂ©diation et qui souvent vivent mal les problĂšmes liĂ©s au partage des enfants, les interactions particuliĂšrement conflictuelles et douloureuses, inhĂ©rentes Ă  la double parentalitĂ© entre famille d’accueil et parents d’origine, entre parents sĂ©parĂ©s et leur entourage familial et autres interactions entre famille d’accueil et intervenants, entre divers intervenants, entre les instances judiciaires et les concernĂ©s nĂ©cessitant des mĂ©diations frĂ©quentes. 4Nous constatons que les disponibilitĂ©s des intervenants sont frĂ©quemment absorbĂ©es par les attentes rĂ©ciproques Ă  l’égard des relations ambivalentes et conflictuelles au niveau des adultes. Nous allons donc interroger nos pratiques quant Ă  la participation des enfants aux dĂ©cisions qui affectent directement leur vie. L’importance de l’expression des enfants 5MalgrĂ© les nombreuses recherches sur les consĂ©quences de la double parentalitĂ©, trop souvent, les intervenants psychosociaux mais aussi les instances judiciaires estiment que le mode de substitution rĂ©sout les problĂšmes des enfants ayant subi des carences affectives l’enfant se retrouve dans une famille d’accueil qui rĂ©pond Ă  ses besoins primaires d’affectivitĂ©, ses besoins matĂ©riels et devient tuteur de rĂ©silience » si sa famille d’accueil entoure l’enfant de stabilitĂ© affective qui le sĂ©curise » Cyrulnik 1999 elle remplit une fonction parentale fondamentale et devient figure d’attachement. Des Ă©tudes allemandes Brisch 2003 soulignent qu’un enfant peut obtenir la sĂ©curitĂ© affective par une figure d’attachement secondaire qui reprend les fonctions des figures primaires non disponibles. Donner Ă  l’enfant la sĂ©curitĂ© de base, la stabilitĂ© et la structure dont il a besoin et ainsi rĂ©pondre aux besoins primaires des enfants est une mission noble que la famille d’accueil assume et pour laquelle nous lui devons toute notre estime. Mais l’enfant placĂ© se trouve confrontĂ© Ă  bien d’autres dĂ©fis, dont la double parentalitĂ© et les conflits de loyautĂ© qui en dĂ©coulent. Aux consĂ©quences parfois traumatiques d’une sĂ©paration d’autres inquiĂ©tudes se rajoutent. Le placement d’un enfant risque de bouleverser d’une maniĂšre dramatique son histoire de vie. 6Les enfants sont prĂ©occupĂ©s par leur situation et ne restent pas indiffĂ©rents Ă  ce qui se passe dans le contexte du placement familial. Mais sommes-nous conscients des questions qu’ils se posent, des angoisses et attentes auxquelles ils sont exposĂ©s dont ils n’osent parler ? 7MĂȘme si les modĂšles familiaux changent parfois plus vite, que nos capacitĂ©s Ă  nous les approprier, les besoins affectifs des enfants semblent ĂȘtre universels et intemporels, se trouvant Ă  la base d’un dĂ©veloppement Ă©motionnel sain les besoins de liens des relations affectives et relationnelles constantes, sĂ»res et sĂ©curisantes Bowlby 1983 ; Spitz 1946, 1965 ; les besoins cognitifs stimulation etc. ; les besoins sociaux en relevant les besoins de communication afin que l’enfant puisse se situer dans son histoire, sa biographie dans un monde qu’il comprend et qui doit le comprendre. 8MĂȘme si nous savons que l’enfant n’est que rarement demandeur d’aide directement, les recherches Maslow 1970 ; Rotter 1954 ; Bandura 1977 et les pratiques en psychothĂ©rapie ont montrĂ© que le sentiment d’ĂȘtre acteur de sa vie influe positivement sur l’estime de soi de l’enfant. Se sentir compĂ©tent et reconnu par autrui, pouvoir influencer positivement une situation, dĂ©tenir le sentiment d’efficacitĂ© personnelle Bandura 1977 sont Ă  la base d’un dĂ©veloppement psychique sĂ©cure. L’importance d’un accompagnement qualitatif 9Toutes les Ă©tudes actuelles le confirment communiquer ses opinions, influer sur les dĂ©cisions, ĂȘtre acceptĂ© et se sentir sujet entendu et respectĂ© sont des facteurs permettant l’émergence de la construction identitaire et plus particuliĂšrement de l’estime de soi. Les recherches en rĂ©silience soulignent certains facteurs de la participation pouvant avoir un impact positif sur la protection de l’enfant, impact bĂ©nĂ©fique sur sa construction psychique rĂ©ussi comprendre sa situation de vie C’est la raison pour laquelle je me trouve ici » ; vivre l’auto-efficacitĂ© Je peux avoir une influence active sur ma vie » ; trouver un sens de la vie Je prĂ©fĂ©rerais ĂȘtre chez mes parents, mais ici, dans ma famille d’accueil, je me sens protĂ©gĂ© dans une relation affective, stable et significative ». 10Quel que soit l’ñge de l’enfant, il a des sentiments et opinions par rapport Ă  sa situation personnelle. Il devrait donc ĂȘtre entendu dĂšs le dĂ©but sur les questions qui le concernent sans pour autant le dĂ©passer. La communication avec l’enfant sur sa situation qu’il subit renforce les liens avec l’accompagnateur. Les entretiens avec les enfants leur procurent la reconnaissance, l’estime et l’affection dont ils ont besoin. 11Cet accompagnement, centrĂ© sur l’enfant, devrait ĂȘtre aussi le rĂŽle des intervenants professionnels, et non pas celui de la famille d’accueil. En effet, la fonction de la famille d’accueil n’est pas thĂ©rapeutique mais celle de construire une relation affectueuse avec lui. Elle ne peut pas porter ce rĂŽle, non pas parce qu’elle n’en aurait pas les compĂ©tences, mais elle se retrouverait de suite en rivalitĂ© accrue avec les parents, rivalitĂ© qui de toute façon est dĂ©jĂ  pesante. De plus, par conflit de loyautĂ©, l’enfant n’ose pas toujours communiquer tous ses soucis Ă  sa famille d’accueil ni Ă  ses parents. Les frontiĂšres des deux systĂšmes familiaux doivent ĂȘtre claires Minuchin 1974. Les parents et les familles d’accueil ont des rĂŽles bien prĂ©cis dans la communication avec les enfants. 12Il est important que la relation d’accompagnement professionnel et thĂ©rapeutique puisse se faire dans la continuitĂ©, elle devrait ĂȘtre fiable afin que l’enfant puisse sentir la confiance de pouvoir s’y engager David, Merlet, Sermot, Torres 2008. 13L’enfant a besoin de quelqu’un qui soit avec lui, engagĂ© dans une relation qui lui apporte Ă©coute, parole, soutien, regard » David 1989. En tant que figure d’attachement c’est la famille d’accueil qui rĂ©pond primairement Ă  ses besoins, mais pour certaines questions qui relĂšvent de la mĂ©diation entre l’enfant et ses parents Ă  titre d’exemple, il est important de rappeler que l’accompagnateur devrait ĂȘtre porteur de ce rĂŽle thĂ©rapeutique Coum 2010. 14 Accompagner l’enfant, c’est utiliser un espace intermĂ©diaire oĂč il peut montrer, Ă  sa façon, ses dĂ©sirs et ses craintes, ce qu’il peut Ă©prouver, ce dont il doit se protĂ©ger » David, Merlet, Sermot, Torres 2008. 15Afin de pallier aux souffrances liĂ©es au fait de vivre deux attachements le lien aux parents et Ă  la famille d’accueil, induisant les conflits de loyautĂ© Ă©prouvants, l’intervenant professionnel essayera donc de donner la parole aux enfants. Comment l’enfant peut-il trouver une issue Ă  cette souffrance, Ă  la pression de devoir choisir entre deux familles au point de se sentir coupable. 16Les questions que devraient se poser les accompagnateurs sont multiples Donnons-nous la parole Ă  l’enfant ? De quelle maniĂšre l’enfant vit-il ressent-il le partage parental ? ConnaĂźt-il la cause du placement ? Quelles sont les questions qu’il se pose sur la durĂ©e de la mesure ? De quoi souffre-t-il ? De la perte de ses amis, d’autres personnes auxquelles il Ă©tait attachĂ© ? Quels sont ses rĂȘves, ses espoirs, ses attentes, ses souhaits ? Comment envisage-t-il la rencontre avec ses parents ? Ose-t-il parler de ses conflits de loyautĂ©, des reproches qu’il ressent de ses figures de lien quant Ă  son souhait d’attachement parfois ambivalent et mal compris par ses deux familles ? 17Cette rĂ©flexion nous amĂšne donc vers des approches qui encouragent l’enfant Ă  s’exprimer. Et vers la question de quelle maniĂšre nous pourrions savoir ce que l’enfant ressent vraiment. 18Mais souvent l’accĂšs aux Ă©motions, le plus logique, le plus direct et a priori, le plus facile, n’est pas pris en compte. Il semble Ă©vident que l’accĂšs direct se fait par le dialogue avec l’enfant. 19De quelle maniĂšre pourrons-nous aider l’enfant Ă  vivre dans ce monde dans lequel il partage ses parents et ses parents se le partagent ? 20Nous devrions l’écouter quand tout semble bien marcher dĂ©terminer les facteurs porteurs de cette situation est significative lors des premiers signes d’inquiĂ©tude et de souffrance, lorsque la souffrance de l’enfant est Ă©vidente, lors de l’apparition de troubles. Il faudrait cependant Ă©viter d’attendre l’arrivĂ©e des premiers troubles, l’épargner des consultations thĂ©rapeutiques alors que nous aurions pu ĂȘtre Ă  ses cĂŽtĂ©s dĂšs le dĂ©but du placement et ainsi pu les Ă©viter. 21Une recherche de l’universitĂ© de Siegen Allemagne, rĂ©alisĂ©e Ă  l’aide de centaines d’interviews auprĂšs de jeunes et adultes placĂ©s en famille d’accueil souligne l’importance d’ĂȘtre attentif Ă  la parole de l’enfant. 22Les interviews ont montrĂ© que les enfants et les jeunes arrivent mieux Ă  surmonter les charges psychiques, s’ils participent aux dĂ©cisions qui influencent d’une maniĂšre dĂ©terminante leur vie, s’ils ressentent que leurs dĂ©sirs et leurs angoisses sont entendus et si un adulte compĂ©tent et confiant leur explique ce qui va se passer et les raisons. 23Par analogie au modĂšle progressif de Petersen 1999 il est indispensable d’informer les enfants et les jeunes des projets de vie, d’une maniĂšre adaptĂ©e Ă  leur niveau de dĂ©veloppement, de valoriser leurs dĂ©sirs, leurs craintes et leurs opinions ; de nĂ©gocier des dĂ©cisions en partenariat ou bien de les laisser dĂ©cider d’une maniĂšre autonome ; de solliciter leur accord pour toutes dĂ©cisions, mĂȘme s’il existe des raisons valables de prendre ces dĂ©cisions Ă  l’encontre de leur volontĂ©. Deux accompagnateurs pour une mĂȘme intervention auprĂšs de l’enfant 24Il s’agit d’une dĂ©marche engagĂ©e par un service de placement familial, SEFIA au Luxembourg, comme outil permettant de donner la parole Ă  l’enfant. L’approche consiste dans l’accompagnement thĂ©rapeutique par deux intervenants, assumant des rĂŽles diffĂ©rents mais complĂ©mentaires. 25Le premier accompagnateur a la fonction d’aborder le placement dans la globalitĂ© d’une prise en charge thĂ©rapeutique. Pour l’enfant il porte en lui la position de la famille d’accueil, des instances judiciaires, de ses parents, qui a le pouvoir de le retirer de sa famille d’accueil, de le sĂ©parer de ses parents. Il est souvent rendu responsable de sa souffrance car il occupe, aux yeux de l’enfant, de la famille d’accueil, des parents une toute puissance. Il reprĂ©sente la mesure de placement, souvent judiciaire, il explique aux parents qu’il peut signaler au Tribunal de la Jeunesse s’il est convaincu que la santĂ© psychique de l’enfant est en danger. Toutes ces incertitudes incitent l’enfant Ă  ĂȘtre mĂ©fiant. Les fonctions de cet accompagnement. 26Le second accompagnateur a pour fonction principale d’intervenir au niveau des interactions conflictuelles latentes ou manifestes des familles d’accueil et des parents. Il les invite Ă  des entretiens qui se font aussi Ă  la demande d’une des familles. Il peut Ă©largir ces rencontres Ă  l’entourage familial et professionnel. Il est le rĂ©fĂ©rent de l’enfant et a une relation privilĂ©giĂ©e avec lui. Les rencontres avec lui sont amĂ©nagĂ©es en fonction de ses besoins. L’enfant est partagĂ© mais a peur de partager son dĂ©sespoir, ses peines, ses attentes déçues, ses dĂ©sirs, ses craintes, ses rapports angoissants avec ses parents qui ont perdu leur place et la famille d’accueil ayant pris leur place. 27 Il s’agit de procurer Ă  l’enfant un terrain oĂč il peut exprimer ses dĂ©sirs et ses craintes Ă  l’égard de ses deux familles » David 1989. 28Il faut que ce rĂŽle soit bien clair, explicitĂ© aux parents et Ă  la famille d’accueil afin d’éviter des tensions. Il est en quelque sorte l’avocat de l’enfant, qui dĂ©fend ses intĂ©rĂȘts, qui essaie de le protĂ©ger contre les risques inhĂ©rents au placement familial. Ils Ă©changent sur les Ă©vĂ©nements survenus, sur les rencontres avec ses parents. L’enfant, prĂ©sent avec ses craintes, sa mĂ©fiance, ses espoirs, sa confiance, est encouragĂ© Ă  parler des rencontres qui l’ont troublĂ©. 29Les deux intervenants qui travaillent en Ă©troite connexion, se concertent, communiquent et revoient Ă  distance leurs observations. Ils doivent ĂȘtre capables de rĂ©flĂ©chir Ă  leur propre implication dans les relations multiples » David 1989. Pour ces enfants qui ont souvent vĂ©cu des ruptures de lien avec des personnes de confiance, la continuitĂ© dans l’accompagnement par une mĂȘme personne sur plusieurs annĂ©es est indispensable. 30Ainsi il faut une stabilitĂ© sĂ©curisante, une figure d’attachement qui puisse rĂ©pondre aux besoins des enfants. Si la figure d’attachement primaire n’est pas disponible ou bien si elle est dĂ©faillante, il est indispensable de trouver une figure d’attachement secondaire remplissant la fonction parentale fondamentale, une personne de l’entourage familial ou une famille d’accueil. Tout enfant devrait avoir le droit d’entretenir des liens durables avec au moins un adulte de rĂ©fĂ©rence.

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